La crise du coronavirus va-t-elle impacter le marché de l'immobilier ?

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Vous envisagez d’acheter une maison à Louvigné-du-Désert et vous vous demandez s’il ne vaudrait pas mieux attendre une éventuelle baisse des prix de l’immobilier. La question que beaucoup se posent est de savoir quelles sont les perspectives du marché de l’immobilier pour fin 2020 ?

Une baisse des prix en 2020 en France mais très modérée

Tous les scénarios mêmes les plus catastrophistes ont été envisagés pendant la période de confinement. Pour autant, la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu et les prix de l’immobilier n’ont pas plongé dans les abimes de la crise économique.

Déjà, les professionnels de l’immobilier français avaient écarté la possibilité d’un effondrement total du marché au vu de la façon dont celui-ci s’est comporté pendant la période de confinement et juste après. Mieux, une publication récente de Standard & Poor’s, un établissement de notation financière américain qu’on ne présente plus, a indiqué que les prix en France ne devraient baisser que de 1 à 2 % maximum en 2020 et se stabiliser en 2021. On est très loin des 5 à 10 % de baisse des prix annoncée parfois pour Paris et les grandes métropoles française.

De plus, la Standard & Poor’s prévoit que les prix de l’immobilier vont repartir à la hausse en 2022 après une année de stabilisation en 2021.

Qu’en sera-t-il des taux des crédits immobiliers ?

Les recommandations du HCSF de la fin de l’année 2019 auxquelles s’est ajoutée la pandémie de la covid-19 ont eu un impact négatif sur les taux de crédit immobilier. En effet, depuis le début de l’année, les taux des emprunts ont tendance à remonter. Même si cette hausse reste encore très limitée, elle n’est pas pour autant négligeable.

En effet, à en croire une simulation sur meilleurtaux.com, il est possible d’emprunter aujourd’hui au taux de 1,25 % sur 15 ans et au taux 1,40 % sur 20 ans. Même si ces taux sont moins favorables que ceux de 2019, ils restent tout de même très intéressants.

La politique d’aide massive aux États membre et le maintien du taux très bas, voire négatif, de la BCE est également un signe positif qui vient s’ajouter au soutien de l’État aux particuliers et aux entreprises. Les banques rassurées sur leur avenir pourraient maintenir le taux d’emprunt bas pour relancer la machine économique afin de rattraper une partie du manque à gagner du début d’année.

L’ensemble de ces facteurs vont dans le sens d’une baisse modérée de l’activité immobilière en 2020 et donc du maintien des prix du marché, permettant au secteur de se refaire une santé. Le spectre d’un crash immobilier semble s’éloigner un peu plus chaque jour.

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