À Fougères, les prix de l’immobilier semblent avoir atteint un pic

L'augmentation prix de l'immobilier à Fougères se calme

Le marché de l’immobilier à Fougères a connu une période de hausse de prix continue depuis la fin de la pandémie. Cependant, cette hausse semble avoir atteint un pic et les prix se stabilisent. Une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent acheter une maison à Fougères dans les mois à venir.

Les prix de l’immobilier à Fougères ont atteint un plafond

Depuis l’année dernière, Fougères a connu une flambée continue des prix de l’immobilier mais ceux-ci semblent avoir atteint un pic et commencent à plafonner depuis les derniers mois. C’est le constat que font les agences immobilières qui travaillent sur place.

Le déséquilibre entre l’offre et la demande depuis la fin de la pandémie a provoqué une hausse continue des prix et, de fait, le secteur de l’immobilier se porte plutôt bien dans la région. Avant la crise sanitaire, il fallait compter entre 1 000 et 1 200 € le m2 pour un appartement en bon état. Aujourd’hui, il faut débourser environ 2 000 € du m², soit une augmentation comprise entre 67 et 100 % du prix. 

Paradoxalement, le prix des maisons n’a que peu évolué pendant la même période. Ainsi, pour une maison à Javené, il fallait mettre sur la table environ 210 000 € avant la crise tandis qu’en moyenne, aujourd’hui, il faut débourser 230 000 €, soit une augmentation de 10 % seulement.

Cependant, même si la demande reste importante, les prix commencent à stagner, notamment à cause de la hausse des taux de crédit immobilier et des refus de plus en plus nombreux de prêt.

En effet, les taux d’usure, calculés chaque trimestre sur les taux constatés des trois mois précédents par la Banque de France, interdisent aux établissements bancaires de prêter de l’argent au-delà de ces seuils. Alors que les taux d’emprunt augmentent fortement, les taux d’usure restent stables sur le trimestre.

L’écart entre les deux taux devient de plus en plus faible au fil du temps, pénalisant ainsi de nombreux candidats à l’emprunt. Cela devient problématique car même les bons dossiers portés par des foyers avec de bons revenus ont du mal à obtenir un crédit.

Les négociations de prix entre propriétaires et acquéreurs reprennent

Depuis deux ans, la plupart des compromis aboutissaient et les refus bancaires étaient très rares. Ce n’est plus le cas en ce moment et les acquéreurs doivent préparer leur projet d’achat en amont pour être sûr de pouvoir le mener à bien.

Autre signe qui ne trompe pas, les acquéreurs et les propriétaires entrent à nouveau en négociation alors que l’année dernière, les acheteurs faisaient des offres au prix pour ne pas voir le bien passer sous leur nez. De même, il y a moins d’investisseurs à la recherche d’investissements locatifs sur le marché à cause de l’augmentation des taux de crédit.

 

Afin de ne pas bloquer le marché, ces changements nécessitent que les propriétaires revoient leurs exigences et comprennent rapidement que les acquéreurs disposent aujourd’hui de budgets moindres.